Dominique Hugon : Saturday night ever — Lausanne
Préférez-vous les photographies de Hubble ou les trains électriques? Préférez-vous les samedis soirs qui ne durent qu'un soir, ou voir la mise-en-scène cosmique d'un comprimé effervescent dans le fond d'un verre au matin d'hier?
A n'en pas douter, on préfère se sentir grand. Les rapports d'échelle sont au coeur de l'exposition de Dominique Hugon à l'espace Echallens 13 à Lausanne.
Entre mises en scène de minuscules personnages en plastique à un cheveu de tomber dans le gouffre du white cube, et trois tentatives de reconstitution de l'univers, on se sent irrémédiablement pris dans quelque-chose qui nous dépasse. Comme en enfance, les petits personnages deviennent peu à peu nos amis. Au contraire de ces hommes d'affaires attirés par le vide, qu'on s'autorise, par les temps qui courent, à regarder de haut; à la manière des enfants de la sculpture de John Miller, attachés-cases contre battes de baseball, le vide contre une merde au centre de leur ronde. Ne vous disais-je pas: le vide?
Sur le même plan, que devient le disco-monde si chaque facette est dans l'ombre de la lune? Et si la Bastille avait été construite en molasse, Paris-plage se ferait-il sur ses restes? Si un papillon déclenche des tornades, dois-je arrêter de respirer? Ou continuer, quitte à mettre à l'épreuve le cosmos?
Dominique Hugon, Saturday Night Ever, en exposition à l'espace Echallens 13. Ouvre une série d'expositions qui se déroulera tout au long de l'année 2010. L'espace est notamment ouvert au public lors de la 15n de l'architecture contemporaine, du 24 avril au 2 mai 2010 (programme sur www.15n.ch).
L'appartement de l'arrière-vitrine, de l'architecte Alain Wolff, sera également visible les 27 avril, 30 avril et 2 mai de 16h à 18h.
DATÉ est une association à but non-lucratif basée à Genève, en Suisse.
Tous les textes publiés sont déposés sous licence Creative Commons "by-sa".